JUSTE BEAU...

JUSTE BEAU...

# Posté le samedi 06 juin 2009 15:53

TEXTES...

TEXTES...
Dans le vieux parc solutaire et glacé,
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lévres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux spectres ont évoqué le passé.

- Te souvient-il de notre extase ancienne ?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve ? - Non.

- Ah! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.

- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

Verlaine,"Colloque sentimental", Fête galantes.


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# Posté le dimanche 31 mai 2009 15:48

CHARLES BAUDELAIRE...

CHARLES BAUDELAIRE...

Charles Baudelaire est né à Paris en 1821
et il y est mort en 1867.

Du Romantisme, Baudelaire hérite la vision du poète en marge de la société humaine,
plus près de Dieu (Bénédiction) ou de Satan (Les Litanies de Satan) que du monde terrestre (L'Albatros).

Ce refus du monde matériel, notamment de l'univers bourgeois triomphant qui
s'impose à la France pendant le 19e siècle, s'incarne dans une imagerie où
les mouvements ascendants - élévation symbolisant le spirituel
(cf. le thème de l'ange), le mystique et le génie artistique (Les Phares) - s'opposent aux «miasmes morbides» de la Terre (Élévation),
à la chute dans le néant (Le Goût du néant) et au poids du Spleen et du Temps
(Spleen et La Chambre double).

Cette lutte entre le haut et le bas, entre l'Idéal et le Spleen, se poursuivra
tout le long des Fleurs du Mal à travers de nouveaux thèmes comme la ville,
le vin, le mal et la révolte, pour aboutir à l'ultime espoir, au dernier voyage : la mort.

Au-delà de cette représentation du monde assez typiquement romantique
que nous venons de décrire, Baudelaire annonce le Symbolisme.

Cela, le poème Correspondances l'illustre en faisant la description
d'analogies entre les perceptions relevant de sens différents, mais aussi
en suggérant une unité secrète entre les univers sensoriel et spirituel,
unité que le poète aurait charge de comprendre et de traduire.

Si la foi en une telle unité n'est pas le fait de tous les lecteurs de Baudelaire,
il n'en demeure pas moins qu'elle est cohérente avec une oeuvre où
les sensations dominent, notamment par l'évocations de parfums,
du crépuscule parisien (Recueillement ou la nuit épaisse du Balcon)
ou des états sensoriels liés à l'angoisse la plus morbide (La Cloche fêlée, les divers Spleen, la première partie de Chant d'automne).
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# Posté le dimanche 31 mai 2009 15:02

AGNUS DEI...

AGNUS DEI...
AGNUS DEI

De mutilation
En soustraction
Agnus Dei
Te voir en chair
J'en perds la tête


De mutilation
En convulsion
Te voir ici
Quelle hérésie
Les bras m'en tombent


De mutilation
En génuflexion
Excommuniée
J'ai les pieds et
Les poings liés


De mutilation
En extrême-onction
Agnus Dei
Moi l'impie
Je suis saignée aux quatre veines


"Agnus Dei
Qui tollis
Peccata mundi
Miserere nobis
Miserere nobis"


Je m'éloigne de tout
Je suis loin de vous


Mylene Farmer


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# Posté le lundi 18 mai 2009 16:20

Modifié le lundi 18 mai 2009 16:30

LA PENSEE...

LA PENSEE...


Je me demande ce que les gens

de l'espèce fond de la pensée.

Cela doit perturber,

ce flux mental qui va où il veut,

qui peut entrer dans la peau de chacun...

# Posté le dimanche 10 mai 2009 13:24